DOMOIS

Hameau de FENAY

Au bord de la route de SEURRE la borne 63

La commune, constituée en 1790, est en fait le regroupement de trois hameaux : l'un porte son nom, et les deux autres se nomment Domois et Chevigny. Particularité : la mairie se situe sur le territoire du hameau de Chevigny, l'église sur celui de Fénay, et l'école sur Domois !

 

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Population :   1281

Évolution démographique

1793 1856 1901 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
245 410 498 362 414 1068 1226 1346 1340 1281

Superficie :  1 045 hectares : 700 ha de terres agricoles et 103 ha de forêts (65 ha à Fénay, 36,5 ha à Chevigny et 1,65 ha à Domois)

Altitude :  Le point culminant de la commune (251 mètres) est situé au fort de Beauregard.

Fête communale :

Fête patronale :

Église Saint-Martin (Fenay)

L'église Saint Martin de Fénay date du XIIIe siècle. Elle est l'église paroissiale des communes de Fénay (et donc aussi des hameaux de Domois et Chevigny) et de Saulon-la-Rue. Elle est inscrite aux Monuments historiques (Arrêté du 23 juin 1947)[.

Elle comprend un choeur du début du XIIIe siècle composé de trois absidioles en cul-de-four correspondant chacune à une nef primitive. Le transept date de la fin du XIIIe siècle. La nef, aussi du XIIIe siècle, fut remaniée au XIVe siècle avec la suppression des piliers qui la séparaient des bas-côtés. Elle conserve cependant sa porte latérale sud ainsi que la corniche à modillons biseautés. Les fenêtres de cette nef sont bien postérieures : elles datent d'une restauration au XVIIe siècle.

On remarque dans cette église une dalle funéraire du début du XVIe siècle (classée en 1923), celle d'"Antoinette de Dinteville, veuve d'Étard de Saulx, seigneur d'Orain, morte en 1516".

D'autres objets ou éléments de cette église sont également classés ou intéressants:

  • L'Adoration des Mages, tableau du XVIIe siècle (classé)
  • Un saint chartreux en méditation, toile du XVIIe siècle (classé)
  • L'Éducation de la Vierge, statue polychrome du XVIIIe siècle
  • Saint évêque, statue en pierre du XVe siècle
  • La pierre tombale de "Messieurs Parisot", Dijonnais installés et inhumés à Fénay après avoir fui la peste de la grande ville (XVIIIe siècle)
  • Maître-autel (ou tabernacle), autel, gradins d'autel : bois sculpté et doré du XVIIe siècle (classés)
  • Chaire à prêcher, en bois sculpté du XVIIe siècle.

Le jardin du presbytère est également classé

Préhistoire 

Lors de fouilles, des outils datant du Moustérien ont été découverts

Antiquité 

Le territoire de Fénay est situé dans une région à la jonction de trois Etats celtes : l'Eduie, territoire dominé par les Eduens (Bibracte), la Lingonie, domaine des Lingons (Langres) et la Séquanie, dominée par les Séquanes (Vesontio, ou Besançon). C'est une plaine sans frontière où on se dispute les terrains de chasse et les passages de communication des périphéries (vallées de la Saône et de l'Ouche, axe nord-sud de la "côte"). Durant la période gallo-romaine, une voie romaine, d'axe nord-sud et reliant Lyon (Lugdunum) à Langres puis Trèves, est construite. Appelée "Levée d'Agrippa", elle est connue à Fénay sous le nom de "Chemin des Romains".

Moyen-Âge 

Durant le Haut Moyen-Âge, quelques documents, des donations, citent pour la première fois la commune (en 679 et en 783). Au IXe siècle, la rivière Cent-Fonts est mentionnée avec son orthographe originelle. Elle évoque une fontaine, une source ("fonts"). Domois apparait dès la fin du VIIe siècle. Au Xe siècle, des actes prouvent la culture de la vigne à la "Villa Duemensis".

Au début du XIIe siècle, les religieux de Saint-Bénigne et ceux de Cîteaux étendent leurs possessions sur le territoire fédinois (moulins, étangs,...). Ainsi, le Moulin des Étangs aurait une origine cistercienne. En 1177, on parle de l'église de Fénay. Le monticule avoisinant la fontaine de Chevigny pourrait représenter l'emplacement du château des seigneurs de Chaudenay, arrivés en 1311 à Fénay. En 1378, une recherche de feux dénombre 19 foyers à Fénay et 4 à Chevigny comme à Domois.

A la fin du Moyen-Âge, il semble que Fénay comme Chevigny, comptés alors parmi les "trois" villages d'Ouges, appartiennent à la châtellenie de Rouvres. En tout cas, ils sont parfois considérés comme des villages "retrayants" de cette seigneurie, c'est-à-dire qu'en échange de contributions, ils peuvent bénéficier du droit de "retrait" au sein du château afin de profiter de sa protection potentiellement utile en cette période troublée des XIVe siècle et XVe siècle. En 1365 et 1369, Fénay participe ainsi au financement du renforcement des murs de la basse-cour de la forteresse ducale de Rouvres. Ces contributions sont renouvelées plusieurs fois, notamment pour entretenir les "empierrements" du "chastel" roburien : 1373, 1374, 1375, 1378 et 1380. Les dangers des années du duc Jean Sans Peur nécessitent de nouveaux appels de fonds (1411). Parfois, la participation est "manuelle" : en 1419, le prévôt de Rouvres mande la population pour le nettoyage des fossés du château

Temps Modernes

Les premières mentions d'une commune à Fénay datent de la fin du XVIe siècle (entre 1590 et 1593).

En octobre 1636, en route vers Saint-Jean-de-Losne qu'il part assiéger, le général des Impériaux Matthias Gallas (1584-1647) laisse de nombreuses ruines et désolations sur son passage dans les plaines de l'Ouche et de la Saône. Fénay connait son lot de destructions.

La seigneurie de Domois passe à la famille Gagne en 1650. En 1666, on dénombre 16 feux à Fénay et 6 à Domois. Leurs habitants semblent tous très pauvres. La seigneurie de Domois repasse au jeune marquis Anne-Charles de Clermont-Tonnerre en 1783.

Quant à la châtellenie de Rouvres qui s'étendait jusqu'à Fénay, Chevigny et Ouges, elle est supprimée en 1782

Époque contemporaine

Pendant la Révolution,en 1790, les hameaux de Fénay ("Feney" à l'époque), Chevigny et Domois sont rassemblés pour constituer une seule commune. De 1793 à 1801, Fénay appartient au canton de Rouvres, puis, à partir du Consulat, au canton de Gevrey. L'esprit révolutionnaire sera à nouveau présent chez les Fédinois par la constitution d'une compagnie de Gardes Nationaux en 1830 (sabres et fusils seront d'ailleurs utilisés plus tard par les pompiers). Le hameau de Domois abritait au siècle précédent la chapelle de la Vierge. Celle-ci sera détruite en 1800. La statue, réputée miraculeuse, sera alors transférée à l'église de Fénay (avant d'être transmise au clos de Domois en 1879).


Tout au long du XIXe siècle, la commune se développe. De nouvelles constructions sont entreprises : lavoir de Chevigny (de 1807 à 1840), lavoir de Domois (1836) qui ne sera cependant pas utilisé par manque d'eau, Fontaine Saint-Martin à Fénay (1843),... En 1856, les 410 habitants de la commune se répartissent ainsi : 123 à Fénay, 241 à Chevigny et 46 à Domois. Au milieu du siècle, des tuileries  à Fénay produisent de 700000 à 800000 tuiles par an. On propage aussi la culture de la vigne sur le finage avec un cépage "gamay" d'Arcenant réputé plus résistant. Pendant la guerre de 1870-1871, on note le passge de soldats prussiens. Entre 1877 et 1881, le fort de Beauregard est édifié au point culminant de la commune afin de contribuer à la ceinture défensive de Dijon (Système Séré de Rivières). Un orphelinat est également construit au clos de Domois en 1880. L'école-mairie de Chevigny, elle, ouvre ses portes en 1885. 

Le XXe siècle s'ouvre par le premier conflit mondial de 1914-1918 qui emporte dix-neuf hommes de la commune. Durant la seconde guerre mondiale (1939-1945), deux Fédinois sont morts pour la France. Sous l'Occupation, une batterie de la Flak, la DCA allemande, est installée près du fort de Beauregard afin de participer au système de défense de la base aérienne militaire voisine de Longvic. Le 27 août 1944, un avion allié P-47 Thunderbolt, de retour de mission de bombardement sur Besançon, est abattu par la flak. Le pilote sautera en parachute. Récupéré par un habitant du village, il est caché puis exfiltré par des maquis.

Après guerre, la commune poursuit son développement. Elle s'agrandit et se modernise : adduction d'eau (1950), remembrement rural (1954). Un premier lotissement s'implante à Domois en 1960. Il y est suivi d'une nouvelle école élémentaire couplée à un système de ramassage scolaire entre les trois hameaux de la commune (1972). La même année, le ramassage des ordures ménagères est organisé et le SIVOM de Saulon-la-Chapelle crée. Installations sportives (vestiaires, terrains aménagés, salle omnisport) et zones artisanales (Fénay, Domois) sortent de terre. En un demi-siècle, la population communale a quadruplé !

Administration

Constituée en 1790, la commune de Fénay est en fait un regroupement de trois hameaux : l'un porte son nom, Fénay, et les deux autres se nomment Domois et Chevigny. Une particularité : la mairie se situe sur le territoire du hameau de Chevigny, l'église sur celui de Fénay, et l'école sur Domois. Depuis le 1er janvier 2007, Fénay appartient au "Grand Dijon", la communauté de l'aglomération dijonnaise

Clos de Domois

L'orphelinat de Domois est créé en 1880 par l'abbé Jean-François Chanlon, à la demande de Monseigneur Rivet, évêque de Dijon. Il est bâti sur l'emplacement de l'ancien sanctuaire Notre-Dame de Domois. Le bâtiment principal date de 1935. Après plusieurs évolutions au cours du XXe siècle, le clos de Domois, propriété privée, reste un lieu consacré au service des enfants.

A l'origine, l'abbé Chanlon souhaitait préparer les orphelins à la vie en leur donnant un métier. Il encourage la création de différents ateliers : imprimerie (1892), menuiserie, forge, cordonnerie. Une ferme permet aussi l'apprentissage du travail de la terre. En 1971, l'orphelinat devient laïc. Il prend le nom de "Foyer de Domois" : les ateliers disparaissent, des enfants relevant de soins médico-éducatifs sont accueillis. En 1993, le foyer devient l'"Institut Éducatif et Thérapeuthique". Un centre d'insertion par le travail, notamment spécialisé dans le recyclage de matériel informatique, s'est établi dans une partie des lieux.

Récemment une communauté religieuse, la "Fraternité Sitio", à construit sur le site son prieuré indépendamment du Clos.

 

ARBORETUM

L’arboretum a été implanté sur le hameau de Domois en 1995.

Ce projet a été conçu par les écoles de Fénay, la commune, des paysagistes et l’ONF.

28 essences différentes constituent cet arboretum, dont 16 feuillues et 12 résineuses, pour un total d’environ 120 plants.

Un cheminement a été aménagé permettant à tous les habitants de venir se promener quand bon leur semble.

 

 

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